« Musicothérapie, polyhandicap et troubles de l’attachement
Durant six mois, dans le cadre de mon stage de professionnalisation de musicothérapeute, j’ai accompagné des enfants et adolescents en situation de polyhandicap à raison d’une séance de musicothérapie par semaine pour chacun d’eux. Ces jeunes, hébergés à l’internat de l’IMES (Institut Médico Éducatif Spécialisé) à la semaine pour certains et de manière permanente ou presque pour d’autres, ont pour point commun d’avoir des vécus familiaux complexes et douloureux. Ce cas clinique concerne plus particulièrement l’un d’entre eux, en situation d’abandon maternel. Cette part de son vécu a très vite pris une grande place au cours des séances de musicothérapie. Cet enfant a en effet rapidement manifesté des signaux de carence et d’insécurité affective, en plus de ses difficultés relationnelles et communicationnelles inhérentes à sa situation de polyhandicap, révélant de forts troubles de l’attachement, au sens où John Bowlby l’entend. »
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« La naissance représente une coupure radicale et traumatique de tout ce que le bébé connaissait en tant que fœtus. Dehors, les perceptions externes au corps de la mère sont extrêmement différentes de celles qu’il avait expérimentées pendant la période de gestation : la voix de la mère, bien moins atténuée, l’absence de bruits corporels, la perte des sensations physiques dues aux mouvements dans l’utérus, la perception de la voix du père, des bruits du foyer … Un bébé né à terme, dans des conditions normales, peut surmonter cette coupure et s’adapter à la vie grâce à l’affection, aux soins de sa mère dont il reconnaîtra la voix, de son père et de l’entourage familial tout au long des journées qui suivent sa naissance. Il n’en va pas de même pour le bébé né prématurément qui doit lutter pour survivre, à l’aide de soins parfois douloureux, dans une ambiance extérieure bruyante et inconnue, alors que son entourage familial, et en particulier sa mère, ne peut pas être constamment près de lui. Pour les parents, le bébé né prématurément est souvent loin de l’idéal souhaité. Sa naissance, parfois traumatique, peut empêcher ou retarder l’acceptation de ce bébé en tant que leur propre enfant. La dyade (mère-enfant) ou la triade (mère-père-enfant) ne se fait pas naturellement ou se fait dans la souffrance et l’inquiétude.
Comment, dans cette situation, favoriser le développement et l’épanouissement du bébé prématuré et la construction du lien d’attachement avec ses parents ? La musicothérapie peut-elle participer à apporter à ces nouveau-nés l’apaisement, la stimulation et le bien-être dont ils ont besoin après une naissance traumatique ? Comment peut-elle soutenir les parents face à cette épreuve ?
Cet article se propose d’étudier le cas d’Harmonie, née prématurément et prise en charge dans le service de néonatologie de l’hôpital Simon Veil de Troyes. Sa particularité : ses parents, non-francophones, se sont retrouvés, au même titre que leur nourrisson, plongés subitement dans un univers où la barrière de la langue entre soignants et famille impactait la sérénité de ces premiers temps de vie. Lorsque le langage devient un obstacle, la musicothérapie peut-elle se positionner comme un facilitateur de lien et d’apaisement ? […] »
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Des cadences – Quand la musicothérapie s’invite dans le rythme des travailleurs en
Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT).
L’ESAT a pour vocation de développer l’inclusion professionnelle et l’autonomie sociale des personnes en situation de handicap mental par des activités professionnelles ainsi qu’un soutien médico-social et éducatif.[1]
Je me suis interrogée sur l’aspect d’un quotidien institutionnel ritualisé et « cadencé » par le rythme du travail, occupant la plupart du temps, un mode « exécutant » et répétitif, mais aussi dans le rythme de vie général. Bien que la ritualisation du quotidien puisse être source de repères, nécessaires et sécurisants, il n’y a que peu d’espace laissé à l’expression « de soi ». La musicothérapie pourrait venir ainsi « dé-cadencer » les habitudes de vie, un mode de fonctionnement, pour permettre un espace d’expression davantage spontanée, individualisée et plus créative.
« La créativité consiste à sortir des schémas ordinaires afin de voir les choses différemment. » (Edward de Bono)
De janvier à juillet 2023, j’ai accompagné un groupe de 3 personnes, aux profils éclectiques, sur des séances hebdomadaires d’une heure. Avec l’accord de la psychologue, j’ai pu consulter les dossiers des personnes en amont des prises en charge. Pour respecter leur anonymat, les patients citées ont toutes un nom d’emprunt.
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[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Établissement_et_service_d%27aide_par_le_travail
MUSICOTHÉRAPIE ET INSÉCURITÉ AFFECTIVE CHEZ L’ENFANT DÉFICIENT INTELLECTUEL – Etude du lien entre sécurité affective et émergence de la voix
Présentation du sujet
Le cas suivant a été étudié dans le cadre de mon projet de fin d’études de la formation de Musicothérapie de l’Atelier de Musicothérapie de Bourgogne de septembre 2022 à juillet 2023. Ma première rencontre avec les jeunes de l’Institut Médico Pédagogique (IMP) s’est déroulée lors d’un stage d’observation, environ six mois avant la première prise en charge. Etant dans le non verbal, et après des échanges avec le chef de service et l’éducatrice spécialisée, Clara (le prénom a été changé) a été choisie pour suivre les séances de musicothérapie, permettant peut-être de tenter d’ouvrir les « canaux de communication », propre à Rolando Benenzon. Durant les séances, je me suis interrogée en quoi la musicothérapie permettait l’émergence du vocal auprès de Clara, déficiente intellectuelle et dans un contexte d’insécurité affective. J’ai supposé que l’espace thérapeutique sécure permettait de construire une sécurité affective grâce au lien thérapeutique et permettait l’expérimentation et l’exploration vocale et sensorielle.
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La reconnexion émotionnelle et affective chez une personne atteinte de démences
par le biais de ses références culturelles.
Dans le cadre de ma formation à la musicothérapie clinique à l’Atelier de Musicothérapie de Bourgogne, j’ai suivi une formation complémentaire intitulée : « Formation au modèle de musicothérapie en institution gériatrique ». Il s’agit d’un modèle unique proposé par la Société Française de Musicothérapie, mis au point par Patrick BERTHELON, son Président.
Pour mener mes séances, je me suis appuyée sur cette méthode où j’ai utilisé les différents outils proposés par le modèle afin d’accompagner et de mobiliser le résident, la famille, les soignants et le personnel de l’institution. Ce protocole a pour objectif de reconstituer l’identité sociale, culturelle et musicale du résident afin d’élaborer un calendrier autobiographique sonore et musical, considéré comme le patrimoine musical du résident, une ressource fondamentale pour le musicothérapeute au sein des séances. Cette synthèse chronologique va permettre de réinscrire les différents éléments de la vie du sujet collectés au cours des entretiens et des séances, afin de recréer une continuité.
« Il s’agit de recolorier le film noir et blanc de la vie du sujet e, réactivant et redynamisant la bande sonore et musicale, qui soutient et maintient la résonnance de ses différents acteurs et de l’attachement à l’objet maternel, sonorisé, de la genèse au dernier souffle. »
(Patrick BERTHELON)
Dans le cadre de mes recherches, j’ai choisi de présenter un résident d’origine étrangère ayant vécu la plus grande partie de sa vie en France.
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« Musicothérapie et Paralysie supra-Nucléaire Progressive : Madame R, le corps prison, s’affirmer au-delà de la pathologie
Présentation du sujet
Madame R est une femme de 82 ans qui vit en Ehpad. La patiente est très isolée et éprouve des difficultés pour communiquer. Son médecin m’informe que la patiente est atteinte de paralysie supra-nucléaire progressive (PSP) et qu’en l’absence de traitement, toute évolution positive de sa maladie issue de ma présence et des séances de thérapie sera la bienvenue. La psychologue me demande de la prendre en thérapie pour rompre son isolement.
La paralysie supra-nucléaire progressive (PSP) autrement appelée maladie de Steele-Richardson-Olszewski, est un trouble neurodégénératif rare : on compte environ 5 000 personnes touchées en France. Elle se déclare entre 50 et 70 ans. L’origine de cette maladie est inconnue et il n’existe à ce jour aucun traitement. La PSP crée des symptômes tels que : la perte d’équilibre, le ralentissement moteur, les difficultés de mouvements oculaires et parfois la démence. Les premiers symptômes notables sont des pertes d’équilibre, une posture en avant, une marche rapide et des chocs fréquents contre des objets et des personnes, ce qui témoignent d’un trouble de l’équilibre et de la motricité. Les symptômes se dégradent par la suite entraînant des troubles de la parole, de la déglutition, l’impossibilité d’effectuer des mouvements oculaires verticaux. Les chercheurs ont montré que les patients atteints de PSP présentaient des déformations anatomiques cérébrales au niveau de régions qui sont actives dans la motricité réflexive et la rigidité, dans les contrôles oculomoteurs et auditifs, ainsi qu’aux impulsions motrices et sensitives. »
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Musicothérapie et gestion de l’anxiété chez l’enfant atteint de troubles autistiques, au sein d’un hôpital de jour
Le cadre thérapeutique défini par la musicothérapie permettrait à l’enfant autiste de se (re)connecter avec lui-même et ce faisant, de se donner la possibilité de créer une relation à un autre, et inversement.
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Patrick Berthelon, Julie Gebel et Lise Henry ont été conviés, lundi 27 novembre 2023, au ministère des Solidarités et des Familles afin de présenter le modèle de musicothérapie en Institution Gériatrique.

A travers le rôle du musicothérapeute en gériatrie, nous avons pu aussi aborder la nécessité de la réglementation du titre de musicothérapeute afin d’inscrire la musicothérapie plus largement dans les parcours de soins.
En amont de ce rendez-vous au ministère, nous avons préparé une série de visuels permettant d’explorer le modèle de musicothérapie en institution gériatrique, dans sa dimension historique, au travers de ses protagonistes, dans sa dimension de mutualisation des compétences et dans le dispositif de formation, qui permet de le mettre en oeuvre au sein de l’institution.
Retrouvez tous ces visuels ci-dessous :
CHRONOLOGIE : Repères historiques
LES OUTILS : Repères techniques
LES PERSONNES CLES DU MODELE : Repères humains
Mutualisation des compétences et des connaissances
Se former au modèle : Repères savoir
Voici M. Benj, le résident rencontré le plus souvent entre janvier et juillet 2022, lors de mon stage professionnel en Maison d’Accueil spécialisée (la MAS du docteur Gachet de Créteil). Je l’ai revu régulièrement depuis octobre 2022, ayant été embauchée par l’établissement pour 2 séances mensuelles, suite au stage. Cette structure accueille principalement des personnes diagnostiquées schizophrènes. Sur les 19 résidents rencontrés régulièrement, M. Benj est venu 46 fois sur 36 séances, chaque lundi et mardi matin où je venais en stage, revenant aussi parfois en après-midi. Sa présence aux séances (1 h en moyenne) représente près de la moitié de mon temps dans la structure, totalisant 46 h 30 avec des séances plus courtes au début (30 mn en individuel) et des séances plus longues par la suite (jusqu’à 7 fois en séances groupales de 2 h). Depuis mon embauche, sa présence est systématique aux séances groupales de 2 h, à part 1 fois pour positivité au Covid et 2 fois pour grèves de transports. […]
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