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Présentation du cas clinique n° 29

Catherine COQUILLE, musicothérapeute

Mourir vivant. La musique comme ultime présent.

Je vais évoquer, dans ses lignes générales, la prise en charge d’une patiente sur deux mois et demi (une durée inhabituellement longue dans une unité de soins palliatifs), jusqu’à deux semaines avant son décès. J’y ai utilisé plusieurs modalités de travail : compilations musicales sur le principe du montage en U (de 40 à 45 minutes chacune), répertoire de chansons connues, et improvisation instrumentale et vocale.

Anamnèse du patient

Madame Lucie, âgée de 64 ans, atteinte d’un cancer du rectum, est présente dans l’unité depuis déjà deux semaines lorsque je débute cette prise en charge. Elle ne peut plus marcher, mais a conservé toutes ses autres fonctions motrices, et elle est tout à fait cohérente. Elle est très fatiguée, car fort douloureuse et dépendante des traitements antalgiques. L’équipe soignante signale aussi sa douleur morale, car elle est en train de réaliser qu’elle ne retravaillera pas, alors qu’elle venait de monter un projet d’entreprise avec son époux. Elle s’accroche d’ailleurs à ce projet, utilisant toute son énergie, en dehors des visites de sa famille, à travailler depuis sa chambre. Elle a aussi très peur de la mort, et supporte mal sa dépendance.

 

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N Micheli-Salavin. Mémoire de recherche en sciences infirmières en puériculture CHU Grenoble, école de puériculture, promotion 2015-2016

Introduction du mémoire : « Le choix du sujet du mémoire durant l’année de formation de puéricultrice est une étape importante. Il s’agit de déterminer un sujet qui nous plaise afin de pouvoir l’aborder avec grand intérêt. Pour ma part, j’avais plusieurs idées qui ont toutes été initialement validées. Par la suite, le doute a pris place en moi et c’est seulement suite à un entretien avec ma guidante que j’ai trouvé « Le sujet » qui me correspondait et qui liait ainsi l’utile à l’agréable, en mêlant le travaille de recherche à ma passion, la néonatologie et plus particulièrement la réanimation néonatale. Il s’agissait pour moi d’entamer une réflexion à la fois professionnelle et personnelle sur les difficultés que nous pouvons rencontrer dans notre exercice de puéricultrice. Ce sujet me tient particulièrement à cœur. Un certain nombre d’actions ont déjà été mises en place, mais je souhaitais moi aussi apporter ma pierre à l’édifice en réalisant ce projet de fin d’études.»

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