PÉRINATALITÉ

Marion Durand, Haute Ecole de Santé Vaud – HESAV, Sage-femme, Bachelor 2018, 86 pages

Résumé:

« Aujourd’hui, de nombreuses femmes souhaitent accoucher de manière physiologique. Cela explique la recrudescence des maisons de naissances et l’utilisation grandissante des méthodes non pharmacologiques et alternatives. Objectifs : Explorer la littérature actuelle au sujet de l’efficacité, la satisfaction et la sécurité des méthodes non pharmacologiques face à la douleur des femmes pendant le travail de l’accouchement, afin d’évaluer si elles sont recommandables en maison de naissance. Méthode de recherche : Une recherche de littérature a été effectuée dans six bases de données : The Cochrane Library, JBI, CINHAL, Medline, MIDIRS et PsycINFO. Critères de sélection : Quatre revues systématiques, trois études primaires et deux méta-analyses ont été sélectionnées pour ce travail. Elles ont analysé : l’acupressure, l’acupuncture, l’aromathérapie, l’homéopathie, l’hypnose, le massage, les méthodes manuelles thermiques, la musicothérapie, la relaxation et la TENS. Collecte et analyse des données : L’extraction des données et l’analyse des résultats a été effectuée au moyen de grilles de lecture adaptées de PRISMA et CONSORT. Principaux résultats : Les méthodes non pharmacologiques ont démontré pour la plupart une efficacité nuancée pour la gestion de la douleur du travail. Cependant, la satisfaction des femmes a été mise en évidence. Enfin, ces méthodes n’ont pas montré d’influence significative sur la sécurité maternelle et néonatale. Conclusion : La littérature actuelle ne met pas en évidence de résultats contre-indiquant l’utilisation des méthodes non pharmacologiques pour la gestion de la douleur du travail et de l’accouchement.»

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Culot Stéphanie, Gaugue Justine, « Mieux connaître la détresse psychopathologique des devenant pères : enjeux pour l’accompagnement et les soins en périnatalité », dans : Denis Mellier éd., Quelles psychothérapies pour bébé ?Toulouse, ERES, « 1001 bébés », 2019, p. 191-206. DOI : 10.3917/eres.melli.2019.01.0191. URL : https://www.cairn.info/quelles-psychotherapies-pour-bebe–9782749262659-page-191.htm

Résumé:

« Devenir père est une aventure, subie ou choisie, un processus, sûrement pas un long fleuve tranquille.
Questionné sur sa perception d’être un père, Anthony, rencontré dans le cadre d’un dispositif de soutien à la parentalité à domicile et jeune père de Robin, 8 mois, nous permet d’entrevoir le chemin sinueux à parcourir :
« Je suis satisfait d’avoir euh d’être papa… mais… j’ai peur en fait de faire comme mon père a fait avec moi. […] J’ai pas envie que ce qu’il m’est arrivé, je le reproduise avec le petit. […] Je suis satisfait dans mon rôle mais… de temps en temps j’ai… des idées comme ça qui viennent en tête qui me font penser que je suis entre les deux. »
Entre deux rôles, devenant père, fils de son père, il a maintenant la charge de se situer entre ces deux positions, ou plutôt au cœur de ces deux positions. Si pour beaucoup, cette nouvelle voie s’organise sans heurts manifestes, la littérature nous montre que devenir parent implique de vivre de nombreux remaniements psychiques, ce qui fait de la période périnatale une phase plus propice à l’émergence de différents troubles psychopathologiques.
Les écrits relatifs à la périnatalité font largement état du vécu maternel ou des difficultés pouvant survenir au sein de la dyade mère-bébé (Farías-Antúnez, Xavier, Santos, 2018 ; Hoffman, Dunn, Njoroge, 2017 ; Shi, Ren, Li et Dai, 2018), mais malgré un intérêt grandissant depuis plusieurs années maintenant, une carence subsiste en ce qui concerne le vécu paternel périnatal… »

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Tiphaine Hocquemiller. Les difficultés d’allaitement chez le nourrisson porteur de trisomie 21 et les pistes thérapeutiques. Sciences cognitives. 2019. ⟨dumas-02174990⟩

Résumé:

Cette revue de littérature présente les difficultés d’allaitement rencontrées par les mères d’enfants porteurs de trisomie 21. Les difficultés principales retenues sont les suivantes : faible succion, un état somnolent, une hypotonie globale, une manque de mobilité des muscles péribuccaux et masticateurs, une cavité buccale étroite. Malgré ces difficultés et au regard des larges bénéfices profitables à l’enfant et à la mère, il semble primordial d’accompagner ces mères afin de leur permettre d’initier et/ou maintenir l’allaitement. En effet l’un des principaux freins à l’allaitement chez ces mères, est le manque de soutien et d’accompagnement des professionnels de santé. L’orthophoniste pourrait être un interlocuteur privilégié dans le suivi de ces enfants, dans le cadre d’un suivi pluridisciplinaire..»

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Marie Tempier. Étude de la satisfaction des femmes ayant suivi une Préparation à la Naissance et à la Parentalité “ classique ” dans une maternité de type 3 en Aquitaine. Gynécologie et obstétrique. 2016.

Résumé:

Objectifs : La Préparation à la Naissance et à la Parentalité (PNP) est l’outil mis à disposition des sages-femmes pour assurer leur mission de santé publique et mieux accompagner les femmes et leur conjoint à l’accueil d’un enfant. Cependant, bien intégrée dans le suivi prénatal, elle est peu évaluée. L’objectif principal de notre étude est donc de connaître la satisfaction des femmes ayant suivi une PNP « classique » à la maternité du Centre Aliénor d’Aquitaine. Les objectifs secondaires sont de l’apport de la PNP en anté et post natal.

Méthode : Nous avons mené sur une période de 2 mois une étude quantitative descriptive du type enquête de satisfaction. 36 femmes ont été interrogées dans une maternité de niveau 3.

Résultats : Les femmes sont globalement satisfaites des séances de PNP proposées (score moyen de 16/20), cependant le manque d’exercice pratique et d’information sur la période post natale est mis en évidence.

Conclusion : La PNP apporte des connaissances sur la grossesse et l’accouchement mais insuffisamment sur le post partum et la parentalité. Une analyse des pratiques professionnelles et une réflexion sur les modèles employés nous permettrait de pouvoir proposer des actions davantage adaptées aux besoins des femmes et des couples pour améliorer la proposition faite aux femmes.»

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N Micheli-Salavin. Mémoire de recherche en sciences infirmières en puériculture CHU Grenoble, école de puériculture, promotion 2015-2016

Introduction du mémoire : « Le choix du sujet du mémoire durant l’année de formation de puéricultrice est une étape importante. Il s’agit de déterminer un sujet qui nous plaise afin de pouvoir l’aborder avec grand intérêt. Pour ma part, j’avais plusieurs idées qui ont toutes été initialement validées. Par la suite, le doute a pris place en moi et c’est seulement suite à un entretien avec ma guidante que j’ai trouvé « Le sujet » qui me correspondait et qui liait ainsi l’utile à l’agréable, en mêlant le travaille de recherche à ma passion, la néonatologie et plus particulièrement la réanimation néonatale. Il s’agissait pour moi d’entamer une réflexion à la fois professionnelle et personnelle sur les difficultés que nous pouvons rencontrer dans notre exercice de puéricultrice. Ce sujet me tient particulièrement à cœur. Un certain nombre d’actions ont déjà été mises en place, mais je souhaitais moi aussi apporter ma pierre à l’édifice en réalisant ce projet de fin d’études.»

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S RIQUET, C COSTE, C ZAKARIAN. Science Direct, La revue Sage-Femme, mai 2019

Résumé :

Objectifs

La grossesse est une période de vulnérabilité et de remaniements émotionnels et psychologiques pouvant entraîner un accroissement du stress. De nombreuses études ont démontré que le stress prénatal avait des effets néfastes sur le fœtus puis sur le nouveau-né et provoquait des risques accrus de dépression du post-partum pour la mère. Peu d’études néanmoins s’attachent sur l’évaluation du niveau de stress réel perçu par les femmes enceintes et sur son origine. Le niveau perçu des facteurs de stress prénatal par les femmes enceintes faisant suivre leurs grossesses sur le Gynépôle de Marseille a été évalué.

Méthodes

Une étude descriptive sur 203 femmes enceintes, puis comparative entre primipares (n = 72) et multipares (n = 131) a été réalisée. L’échelle psychométrique utilisée est l’Antenatal perceived stress inventory (APSI). L’évolution entre les trois trimestres de grossesse et la corrélation entre les différents items de l’APSI ont été investigués.

Résultats

La perception du niveau de stress est plus élevée au premier trimestre sur le facteur concernant la santé du fœtus et les problèmes médicaux et obstétricaux pouvant survenir durant la grossesse et s’inverse avec celle du facteur sur les projections liées à l’accouchement au dernier trimestre. Très significativement (p < 0,001) les primipares sont plus stressées et les items des trois facteurs évalués sont tous significativement corrélés pour l’ensemble de la population.

Conclusions

La grossesse génère un stress important chez les femmes, accentué chez les primipares. Les résultats sont en faveur d’un démarrage précoce des cours de préparation à la naissance et à la parentalité dès le premier trimestre de grossesse abordant les examens médicaux et prénataux pour se terminer sur la préparation à l’accouchement en fin de grossesse.»

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Bydlowski Sarah, « Les pères et la grossesse. Psychopathologie et vie quotidienne », Enfances & Psy, 2019/1 (N° 81), p. 54-65. DOI : 10.3917/ep.081.0054. URL : https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2019-1-page-54.htm

Extrait du résumé : « L’avènement d’une naissance est un événement d’importance dans la vie d’un homme. Pendant la grossesse de la femme, il s’ouvre à des sensations et à des idées nouvelles qui retentissent sur tout son être. La complexité du travail psychique paternel pendant la grossesse s’apparente à une crise narcissico-objectale, crise identitaire et identificatoire. L’annonce d’une paternité, même si elle constitue un heureux événement, suscite le plus souvent quelques perturbations jusqu’à mobiliser parfois d’intenses angoisses, entraînant des accidents aigus névrotiques graves et psychotiques. Celles-ci dévoilent le vacillement de l’équilibre, la mise à l’épreuve de son fonctionnement psychique et de sa construction, lors de la grossesse de sa compagne.»

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M Roussel, J Wendland. ScienceDirect, Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence, 6 février 2019

Extrait du résumé : « Les interactions précoces entre une mère dépressive et son bébé ont fait l’objet de nombreuses études et ont mis en lumière la rareté des échanges au sein de ces dyades. Cependant, à notre connaissance, aucune recherche n’a encore comparé les interactions des mères dépressives à celles des mères ayant une déficience intellectuelle, diagnostiquées selon les critères de la CIM-10. Néanmoins, il est connu que les stimulations d’une mère handicapée intellectuelle dirigées vers son bébé ont tendance à être inadéquates et peuvent entraîner une altération du développement ultérieur de l’enfant. Les mères handicapées mentales ont besoin de soutien après l’accouchement et peuvent avoir des difficultés à prendre soin de leur enfant et à demander de l’aide.»

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Mosca Francesca, Bonaluque Muriel, BoucrisAgnès et al., « Monsieur B, un partenaire inespéré », Enfances & Psy, 2019/1 (N° 81), p. 109-121. DOI : 10.3917/ep.081.0109. URL : https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2019-1-page-109.htm

Résumé : « Les situations complexes, en périnatalité, mobilisent souvent de nombreux intervenants qui tentent de collaborer au mieux, malgré des points de vue parfois divergents. À travers l’exposé d’une situation clinique marquée par de troubles psychiatriques graves du côté de la mère, nous verrons comment l’engagement du père, qui n’était pas considéré comme un partenaire fiable au début du suivi, a permis d’infléchir de façon très significative l’évolution de cette famille. Nous souhaitons ainsi mettre en évidence l’importance, pour les différents intervenants, de s’étayer sur les ressources familiales, et celles du père en particulier, pas toujours suffisamment prises en compte, nous semble-t-il.»

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Par Mylène Côté, inf., M. Sc., et Nancy Leblanc, inf., Ph. D. 28 février 2019, ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ)

Extrait du résumé : « Cette étude qualitative visait donc à décrire l’expérience de mères québécoises francophones vivant une hospitalisation prolongée avec alitement lors d’une GARE et leur appréciation des soins prénataux reçus pendant cet épisode de soins … »

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