S RIQUET, C COSTE, C ZAKARIAN. Science Direct, La revue Sage-Femme, mai 2019

Résumé :

Objectifs

La grossesse est une période de vulnérabilité et de remaniements émotionnels et psychologiques pouvant entraîner un accroissement du stress. De nombreuses études ont démontré que le stress prénatal avait des effets néfastes sur le fœtus puis sur le nouveau-né et provoquait des risques accrus de dépression du post-partum pour la mère. Peu d’études néanmoins s’attachent sur l’évaluation du niveau de stress réel perçu par les femmes enceintes et sur son origine. Le niveau perçu des facteurs de stress prénatal par les femmes enceintes faisant suivre leurs grossesses sur le Gynépôle de Marseille a été évalué.

Méthodes

Une étude descriptive sur 203 femmes enceintes, puis comparative entre primipares (n = 72) et multipares (n = 131) a été réalisée. L’échelle psychométrique utilisée est l’Antenatal perceived stress inventory (APSI). L’évolution entre les trois trimestres de grossesse et la corrélation entre les différents items de l’APSI ont été investigués.

Résultats

La perception du niveau de stress est plus élevée au premier trimestre sur le facteur concernant la santé du fœtus et les problèmes médicaux et obstétricaux pouvant survenir durant la grossesse et s’inverse avec celle du facteur sur les projections liées à l’accouchement au dernier trimestre. Très significativement (p < 0,001) les primipares sont plus stressées et les items des trois facteurs évalués sont tous significativement corrélés pour l’ensemble de la population.

Conclusions

La grossesse génère un stress important chez les femmes, accentué chez les primipares. Les résultats sont en faveur d’un démarrage précoce des cours de préparation à la naissance et à la parentalité dès le premier trimestre de grossesse abordant les examens médicaux et prénataux pour se terminer sur la préparation à l’accouchement en fin de grossesse.»

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