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Présentation du cas clinique n°28

Grégory OGIER, musicothérapeute

Une odyssée totale dans le non-verbale…ou presque

Anamnèse du patient

Je rencontre Mme E. dans le cadre de mon intervention au sein d’une Unité de Vie Protégée d’un EHPAD situé entre Lyon et Mâcon. Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer de personnes venant voir Mme E. que ce soient sa famille ou ses amis. Les informations suivantes ont été obtenues en échangeant avec les professionnels soignants. J’ai pu consulter son dossier administratif mais peu d’éléments sur son parcours antérieur étaient mentionnés.

Mme E. a 86 ans. Elle est née à Lyon. Son dossier mentionne qu’elle a un GIR 1. Elle est arrivée il y a 5 ans au sein de l’unité de vie protégée de l’EHPAD.

Concernant les éléments de vie, Mme E. a été institutrice durant sa carrière professionnelle. Elle a été mariée mais son conjoint est décédé depuis plusieurs années. Elle a 2 filles et plusieurs petits-enfants. Ses filles viennent la voir tous les week-ends.

Au niveau comportemental, elle ne parle plus mais elle a un regard très expressif. Elle regarde dans les yeux lors des interactions avec les différents professionnels de l’établissement.

Elle peut marcher mais uniquement en étant soutenue par une ou deux soignantes. Elle ne bouge plus son bras gauche et a une motricité assez réduite de son bras droit qui lui permet de prendre son repas « seule ». Elle passe donc la majorité de son temps en position assise, ne se déplace que très ponctuellement dans la journée et toujours avec l’aide d’un ou deux soignants.

Les professionnels ont tout de suite pensé à Mme E. pour une prise en charge en musicothérapie car ils ont relevé une grande sensibilité à l’environnement sonore, particulièrement à la musique.

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LA MÉMOIRE-MÈRE DU CORPS ENCHANTÉ Essai, recherche sur la mémoire du corps activée par le chant, comme véhicule de Valentine COHEN

 

http://editionsnonverbal-ambx.net/?page_id=2106

 

 

Réveiller l’os, le bassin, les tibias.

Nous portons en nous tant de bruit et de confusion. Chaos ; du plomb à l’or lumineux, combien de temps ? Mais au sein de cette tempête, le souffle demeure. Lorsque nous chantons, cela est mis en évidence. Et nous pouvons parfois nous demander si la transcendance est possible.

« Ce texte, écrit il y a vingt ans, m’est plus nécessaire aujourd’hui qu’hier. Il ressurgit au sein d’un nouveau deuil personnel alors que la mort aujourd’hui nous touche collectivement. Explosions, pays rayés de la carte du monde, peuples engloutis par manque de solidarité, insuffisance respiratoire, écocide… Et me ramène sur les chemins de réparation, de guéri-son.

Il est né par nécessité ; il demeure par nécessité : accompagner par la pensée l’expérience de chants vibratoires, révélateurs de sensibilité plus profonde et éviter la folie en devenant plus spacieux. S’ouvrir pour laisser chanter, se laisser inspirer, lutter en soi pour l’Être libre. C’est-à-dire pour tous. »

ISBN : 979-10-93532-68-4

114 pages, 15€

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Victoria Fournier. De la mémoire, en corps. La mémoire dans la maladie d’Alzheimer : les perspectives psychomotrices. Psychologie. 2019. ⟨dumas-02178136⟩

Résumé :  « Il existe différentes mémoires et que toutes ne sont pas concernées, au même degré, par l’avancée de la maladie d’Alzheimer. Les souvenirs ne s’effacent pas, cependant, l’encodage, le stockage et la restitution de ces souvenirs deviennent de plus en plus difficiles en raison de la destruction neuronale. La personne possède des voies d’accès aux souvenirs qui sont émotionnelles, sensorielles, motrices, c’est-à-dire celles qui a trait à la mémoire corporelle. Cette mémoire du corps est présente dès la prime enfance et est conservée dans l’avancée de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, c’est par des médiations sensorielles, motrices que la psychomotricité va permettre à la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer de retrouver des sensations connues et contenantes pour elle, et ce malgré l’évolution de la perte mnésique. Outre le fait de permettre la récupération de souvenirs anciens, la psychomotricité doit intervenir concernant les conséquences de cette fragilisation mnésique. En effet, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, les troubles mnésiques ébranlent la construction identitaire, le schéma corporel, les repères spatio-temporels et le sentiment de continuité et de sécurité du monde environnant. »

Lire le mémoire 

Bastin. ScienceDirect, Neurophysiologie clinique, volume 49, Issue 3, Juin 2019, p 198

Résumé de l’article : « Contexte : Les troubles de mémoire épisodique sont les symptômes initiaux de la forme typique de la maladie d’Alzheimer, ainsi que de son stade prodromal, le trouble cognitif léger amnésique.

Objectifs : La recherche en neuroscience cognitive vise à mieux cerner la nature des troubles mnésiques chez ces patients et à identifier leurs bases cérébrales.

Méthodes : Les bases cérébrales de ces modifications mnésiques ont notamment été examinées via l’imagerie cérébrale fonctionnelle, utilisant la tomographie par émission de positon au fluorodeoxyglucose pour mesurer le métabolisme cérébral et l’IRM fonctionnelle pour mesurer les activations accompagnant une tâche mnésique ou la connectivité au sein des réseaux cérébraux.

Résultats : Il apparaît que le déficit le plus important concerne la capacité à lier les éléments d’un épisode et à se souvenir des détails du contexte dans lequel l’épisode est survenu. L’accès volontaire et contrôlé aux détails des souvenirs est également sévèrement atteint. Les travaux de neuroimagerie ont montré une corrélation entre certains déficits mnésiques particuliers et l’atteinte fonctionnelle de certaines régions cérébrales, suggérant une spécialisation fonctionnelle régionale. Cependant, une diminution du fonctionnement du réseau cérébral « par défaut », associé à la mémoire, et une désintégration de la connectivité cérébrale est également observée.

Conclusion : Une déconnexion fonctionnelle cérébrale jouerait donc un rôle important pour expliquer les difficultés mnésiques au cours de la maladie d’Alzheimer. »

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