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L’expérience clinique exposée ci-dessous concerne des enfants en rupture ou en difficulté de communication, souvent d’origine étrangère, vivant dans des quartiers dits « difficiles ». La ville a mis en place un Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) offrant à ces enfants la possibilité de bénéficier d’un accompagnement parfois quotidien (scolaire, psychologique…) adapté aux besoins propres de chacun.

Les prises en charge en atelier de musicothérapie

Modalités de prises en charge

-2 groupes de 4 et 5 enfants qui sont âgés de 6 à 12 ans

-1 mercredi sur 2

-45 minutes par séance

Les objectifs de travail seront de redessiner l’identité des jeunes enfants dans un cadre collectif et communiquant afin de les aider à acquérir une place dans le groupe (un pont sociétal) tout en tenant compte de leur identité culturelle. Un véritable rôle de réinsertion sociale. Le travail ne se situe pas au niveau de la pathologie mais plutôt du côté de la reconnaissance identitaire et de la confiance relationnelle afin de parer en amont aux divers troubles réactionnels liés à ce défaut de reconnaissance et de confiance en soi et en l’autre.

Cet espace intermédiaire créatif permettra d’avoir accès au même statut que n’importe qui.

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R Gil, E-M Arroyo-Anllo. ScienceDirect, NPG Neurologie – Psychiatrie – Gériatrie. Volume 19, Issue 112, Août 2019, pages 233-240

Résumé :  « Les émotions mobilisent la « puissance d’agir » de l’être humain, interviennent dans les prises de décision, sont des auxiliaires de la mémorisation et des outils de la communication par les mimiques émotionnelles, la prosodie émotionnelle, la gestualité. Les émotions sont aussi des composantes de l’identité de la personne humaine. Les émotions sont « ressenties » de manière désagréable (inquiétude, peur, agressivité) ou agréable (bien-être). Chez la personne atteinte de maladie d’Alzheimer les perturbations émotionnelles peuvent entraîner de la dépression, de l’agressivité, de l’apathie. La famille, les soignants doivent tenir compte de l’expression de leurs propres émotions en présence des personnes malades. Les émotions peuvent aussi favoriser la résurgence de souvenirs, favoriser la communication avec l’entourage, renforcer la conscience de Soi. Ainsi la maladie d’Alzheimer ne peut se résumer en la description de troubles cognitifs et de troubles du comportement d’évolution progressive. Elle peut encore moins se résumer dans les résultats de quelques tests et échelles sans doute nécessaires mais réducteurs. L’évaluation et l’accompagnement doivent aussi tenir compte de la dimension émotionnelle de la personne humaine et de la manière dont la maladie d’Alzheimer altère ou préserve les émotions. L’approche neuropsychologique et l’approche humaniste de la maladie doivent désormais s’associer dans le cadre d’une éthique performative, soucieuse de modifier les pratiques professionnelles en tenant compte de la personne humaine dans sa plénitude.»

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Avant de pouvoir participer au colloque SFM proposé le 14 novembre prochain, vous pouvez découvrir sans tarder l’ouvrage de Patrick Berthelon. Pour vous le procurer, cliquez ici

 

 

“Patrick Berthelon est musicien, musicothérapeute et psychothérapeute.

Après une carrière musicale, il se consacre à la musicothérapie et à l’aide aux personnes en souffrance. Il exerce en psychiatrie auprès d’un large public et créé en 2006, en collaboration avec le Docteur Joël Lereuil, l’Atelier de Musicothérapie de Bourgogne.

Président de la Fédération Française de Musicothérapie, il dirige en 2010 la réalisation de la fiche métier, après avoir insufflé l’élaboration du référentiel métier et compétence de musicothérapeute. Il créé en 2012 la Société Française de Musicothérapie (SFM).

15 années d’expérience en gériatrie conduiront à l’aboutissement d’un long travail de recherche qui résume son investissement et son opiniâtreté, à mettre en place une action musicothérapeutique auprès de personnes âgées et tout particulièrement de personnes atteintes de maladie d’Alzheimer et apparentées.

Il nous présente ici un modèle d’intervention dans lequel tout est clairement exprimé, détaillé et parfaitement cohérent. Avec juste raison il inclut dans le projet tous les acteurs : résidents, soignants et famille et ce, avec l’aide de la musicothérapie.

Pour Patrick Berthelon, l’Humain est un être sonore, qui a en lui une fonctionnalité physio et psychosonore innée qui s’appuie de façon conséquente sur ces éléments : le son, la mélodie, le rythme, l’harmonie, le silence, qui sont constitutifs de la musique et lui permettent de communiquer et de sublimer son être. Ces mêmes éléments, quand ils sont utilisés comme média thérapeutique, ont une capacité très importante de pouvoir contourner les déficits provoqués par la pathologie. Ils sont une chance et une ressource essentielle pour atteindre les méandres de l’âme et veiller au maintien de la dignité d’être.

La musique de façon générale, colore l’histoire de vie et dessine ce que l’auteur appelle, le calendrier autobiographique sonore et musical.

Ainsi, ce modèle permet de retrouver les traces de l’identité et la légitimité d’être, de redonner un sens à la vie, en restaurant une continuité de l’histoire des résidents.”

Victoria Fournier. De la mémoire, en corps. La mémoire dans la maladie d’Alzheimer : les perspectives psychomotrices. Psychologie. 2019. ⟨dumas-02178136⟩

Résumé :  « Il existe différentes mémoires et que toutes ne sont pas concernées, au même degré, par l’avancée de la maladie d’Alzheimer. Les souvenirs ne s’effacent pas, cependant, l’encodage, le stockage et la restitution de ces souvenirs deviennent de plus en plus difficiles en raison de la destruction neuronale. La personne possède des voies d’accès aux souvenirs qui sont émotionnelles, sensorielles, motrices, c’est-à-dire celles qui a trait à la mémoire corporelle. Cette mémoire du corps est présente dès la prime enfance et est conservée dans l’avancée de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, c’est par des médiations sensorielles, motrices que la psychomotricité va permettre à la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer de retrouver des sensations connues et contenantes pour elle, et ce malgré l’évolution de la perte mnésique. Outre le fait de permettre la récupération de souvenirs anciens, la psychomotricité doit intervenir concernant les conséquences de cette fragilisation mnésique. En effet, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, les troubles mnésiques ébranlent la construction identitaire, le schéma corporel, les repères spatio-temporels et le sentiment de continuité et de sécurité du monde environnant. »

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