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Présentation du cas clinique n° 29

Catherine COQUILLE, musicothérapeute

Mourir vivant. La musique comme ultime présent.

Je vais évoquer, dans ses lignes générales, la prise en charge d’une patiente sur deux mois et demi (une durée inhabituellement longue dans une unité de soins palliatifs), jusqu’à deux semaines avant son décès. J’y ai utilisé plusieurs modalités de travail : compilations musicales sur le principe du montage en U (de 40 à 45 minutes chacune), répertoire de chansons connues, et improvisation instrumentale et vocale.

Anamnèse du patient

Madame Lucie, âgée de 64 ans, atteinte d’un cancer du rectum, est présente dans l’unité depuis déjà deux semaines lorsque je débute cette prise en charge. Elle ne peut plus marcher, mais a conservé toutes ses autres fonctions motrices, et elle est tout à fait cohérente. Elle est très fatiguée, car fort douloureuse et dépendante des traitements antalgiques. L’équipe soignante signale aussi sa douleur morale, car elle est en train de réaliser qu’elle ne retravaillera pas, alors qu’elle venait de monter un projet d’entreprise avec son époux. Elle s’accroche d’ailleurs à ce projet, utilisant toute son énergie, en dehors des visites de sa famille, à travailler depuis sa chambre. Elle a aussi très peur de la mort, et supporte mal sa dépendance.

 

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C Fourques. ScienceDirect, NPG Neurologie-psychiatrie-gériatrie, volume 19, numéro 110, mars 2019, pp 67-72

Résumé : « Dans la démence, la détérioration cognitive et la désorganisation psychique sapent les processus de liaison et la régulation de la tension. L’anxiété sans lien peut s’exprimer par des comportements perturbés. L’investissement d’objets, bien préservé malgré la maladie, et en particulier les attributs concrets et figuratifs de l’objet, soutient les processus de symbolisation et d’internalisation qui ont également été endommagés. En référence à la théorie psychanalytique, la réflexion de l’auteur se fonde sur son expérience clinique et sur une approche de recherche visant à mettre en évidence le rôle de support de l’objet réel dans l’invocation défensive de l’objet interne. »

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