PSYCHIATRIE ET PSYCHO-PATHOLOGIE

C Chaperot. ScienceDirect, L’évolution psychiatrique, volume 84, Issue 1, Janvier-Mars 2019, pp25- 32

Résumé : « La distinction strictement délimitée entre « soi » et « non-soi » se propose comme une évidence simple, de même que la dichotomie « sujet-objet ». Mais cette distinction ne résiste pas longtemps à l’examen surtout dans les domaines de l’intersubjectivité. Les psychanalystes qui exercent avec des patients schizophrènes sont particulièrement sensibles à ces questions dans la mesure où le type de transfert comprend une influence importante du fonctionnement psychique du patient sur celui du thérapeute, avec des vécus où les psychés semblent communiquer étroitement et au-delà former un inconscient commun, principalement étudié par Gaetano Benedetti. L’objectif de ce travail est de reprendre les conceptions des principaux auteurs pour montrer la spécificité du travail psychothérapeutique orienté par la psychanalyse avec les patients schizophrènes.»

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Titre : L’art-thérapie audiovisuelle en addictologie : le montage vidéo, un outil pour accompagner les patients souffrant d’alcoolo-dépendance / Amélie Raguénès ; sous la direction de Frédéric Pinton. Mémoire ou thèse (version d’origine). Université de Poitiers. UFR de médecine et de pharmacie.

Résumé : « L’Organisation Mondiale de la Santé affirme que l’alcoolo-dépendance est une maladie à part entière, avec ses causes et ses manifestations biologiques et comportementales. Il ne s’agit pas dans ce travail de prétendre agir directement sur la pathologie, mais de mettre en place une prise en soin visant à soulager au mieux les conséquences qu’elle engendre, et en mesurer les effets par un protocole. Ce mémoire relate l’expérience de l’utilisation de l’art-thérapie audiovisuelle, précisément par le montage vidéo, auprès de patients en Centre de Soins de Suite et de Réadaptation spécialisé en Addictologie pour malades alcooliques. L’enjeu de cette étude est de mettre en lumière la pertinence d’un accompagnement dans ce domaine, au moyen d’un support peu développé encore en art-thérapie, ainsi que sa place dans le parcours de soin pluridisciplinaire bio-psycho-social.»

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GROHMANN, Till. Délire et hallucination dans la schizophrénie : une perspective phénoménologique. Phainomenon , [Sl], n. 28, p. 103-125, févr. 2019. ISSN 2183-0142.

Résumé : « Le présent article examine les hallucinations et les illusions dans la schizophrénie dans une perspective phénoménologique. L’objectif de cet article est de comprendre la relation entre hallucination et délire dans le paradigme théorique de la schizophrénie en tant que trouble de soi. En m’appuyant sur les connaissances fondamentales issues des recherches phénoménologiques contemporaines de Louis A. Sass, Josef Parnas et Thomas Fuchs, j’essaie de comprendre en quoi l’illusion et les hallucinations sont compréhensibles à la lumière de leur récit. L’argument commence par les définitions actuelles d’hallucination et de schizophrénie dans le DSM-5. Je vais éclairer de manière critique ces définitions par des penseurs clés de la psychopathologie phénoménologique (ou de proches), tels que Karl Jaspers, Eugène Minkowski, Henri Ey et Merleau-Ponty. Le principal défi du papier est de comprendre l’hallucination et l’illusion au-delà de leur alignement respectif sur la perception (comme si l’hallucination serait simplement une perception sans objet perceptif) ou une fausse croyance (comme si l’illusion serait simplement une conviction absurde). En opposition à de tels récits, je vais essayer d’analyser l’expérience concrète des deux symptômes. Cela me conduira à mettre en avant une dimension affective fondamentale à la fois dans l’illusion et l’hallucination.»

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G. Baudin, C. Réveillère. ScienceDirect, European Journal of Trauma & Dissociation, 9 janvier 2019

Extrait du résumé de l’article : « Dès les premières descriptions nosographiques de la schizophrénie, des hypothèses sur des liens entre processus dissociatifs et symptômes psychotiques ont été émises. Quoique ne bénéficiant pas d’un large retentissement auprès des chercheurs et des cliniciens, ces hypothèses commencent à être étayées par une littérature croissante. Cependant, elles manquent d’un cadre théorique qui permettrait de rassembler les données existantes en un ensemble cohérent. Dans cet article, nous nous proposons, d’une part, de présenter les travaux faisant des liens entre expériences traumatiques infantiles, processus dissociatifs et symptômes psychotiques et, d’autre part, de présenter des modèles qui permettront d’intégrer ces travaux au sein d’un cadre théorique cohérent… »

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