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Musicothérapie en protection de l’enfance

 

Anamnèse

 

Lorsque je la rencontre, Lola est âgée de 10 ans.

Confiée à l’Aide Sociale à l’enfance très jeune, en raison de grandes difficultés de ses parents, qui ne pouvaient répondre à ses besoins, mais aussi en raison d’une suspicion d’attouchements, elle a connu différentes modalités de placement (foyer, famille d’accueil) avant d’intégrer la maison d’enfants dans laquelle j’interviens, en 2018. Atteinte d’une déficience légère associée à des troubles du comportement, elle passe la semaine en IME, où elle bénéficie de différentes prises en charge, et rejoint la maison d’enfants le week-end. En raison de ses difficultés, elle bénéficie de plusieurs traitements médicamenteux, dont un neuroleptique. Ses crises peuvent en effet nécessiter une contenance physique. Par ailleurs, il arrive qu’elle adopte des gestes ou comportements inadaptés envers elle ou les autres.

Lola apprécie beaucoup les temps individuels avec l’adulte et sait profiter des activités qui lui sont proposées, même si elle peut d’une part, s’exciter sur les temps de jeux, et d’autre part, elle est fatigable en raison de ses traitements et d’une apnée du sommeil. La musique l’apaise.

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Emmanuelle ToussaintFabien BacroAgnès Florin et Benoît Schneider, dans Devenir 2019/2 (Vol. 31), pages 165 à 185. Mis en ligne sur Cairn.info le 03/07/2019, https://doi.org/10.3917/dev.192.0165

Résumé : « L’amélioration du bien-être des enfants est une préoccupation majeure des politiques publiques. En protection de l’enfance, la question du bien-être des enfants confiés a également commencé à susciter depuis peu une attention grandissante. Pour autant, dans la littérature, il n’existe pas de définition du bien-être qui fasse consensus, ni de méthode unique pour le mesurer. Dans le secteur de la santé, en revanche, l’amélioration du bien-être des patients a donné lieu à de nombreux travaux relatifs à la mesure de la qualité de vie. Ainsi, cet article s’intéresse aux relations entre qualité de vie et qualité des représentations d’attachement chez des enfants accueillis dans une institution relevant de la protection de l’enfance. Il présente les résultats d’une étude réalisée auprès de 40 enfants (28 garçons et 12 filles) âgés de 4 à 10 ans, confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et accueillis en foyer d’accueil d’urgence. L’âge moyen est de 6 ans et 9 mois. Leur qualité de vie a été appréhendée à l’aide de deux outils d’évaluation dont l’un renseigné par les enfants eux-mêmes (Manificat et Dazord, 1997) et l’autre par leurs éducateurs référents (Ravens-Sieberer et Bullinger, 1998). Les représentations d’attachement ont été évaluées avec la tâche des histoires à compléter (the Attachment Story Completion Task), créée par Bretherton, et al. (1990), et le système de codage mis au point par l’équipe de Lausanne (Miljkovitch, et al., 2003). Les résultats font apparaître des liens entre les représentations d’attachement et la qualité de vie globale évaluée par les enfants eux-mêmes ou par les professionnels. Les implications pour la pratique seront discutées en insistant sur les conditions nécessaires pour soutenir l’adaptation de l’enfant à son nouveau lieu de vie dans l’objectif de rechercher son mieux-être.»

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